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À propos

Lauret Mathilde

Artiste plasticienne, vit et travaille à La Réunion

À PROPOS

Mathilde obtient tardivement son diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP grade master – Bac +5) en septembre 2020. Aujourd’hui, elle sensibilise autour du handicap pour l’accessibilité culturelle et l’accessibilité en études supérieures.

Née seule sourde profonde au sein d’une famille entendante réunionnaise-créole, elle s’installe à La Réunion vers ses six ans dû à des soucis de santé. Elle hérite de nombreuses cultures et métissages réunionnais : elle balance entre le monde des entendants et des sourds, s’interroge sur son identité multiple lors d’une voie scientifique avant d’entrer en Art. Elle y traitera le sonore comme un matériau (in)audible, vivant et solide sous formes de vibrations poétiques, puisque nous n’écoutons jamais uniquement avec les oreilles. 

D’abord intriguée par la citation “Le silence absolu n’existe pas” du compositeur John Cage et bien avant de découvrir l’artiste sonore Christine Sun Kim, elle a développé une sensibilité particulière qui est une écoute par le toucher et la vue.

CERTIFICATS

PUBLICATIONS:

Projet de catalogue avec la Semeuse 2022
Catalogue “Panorama 2” 2020

INTERVENTIONS

Protocoles sensitifs, 12/2021
Rencontre avec les mécènes, commissaires et critiques d’art
Avec le Frac Réunion

Fonnkèr Sourd, 2021
Journée Mondiale des Sourds
Rencontre avec les commissaires
Le Kerveguen

Intervenante en arts plastiques
Rencontres et ateliers-laboratoires dans les collèges

LA CONTACTER

Mathilde accepte de collaborer et d’intervenir sur des projets et débats. Si vous voulez parler art, éditions, interventions dans une école, ou de tout autre sujet, n’hésitez pas à la contacter.

PUBLICATIONS (MEDIAS) :

Le Nouvel Observateur
Réunion La 1ère
Journal de l’île de La Réunion
Quoi de neuf, doc ?
La Voie du Sud
Libération


Démarche artistique

L’art du sensible invite la jeune artiste à questionner sa position avec sa création plastique, avant de considérer le silence comme un terme bruyant. Sa principale démarche s’inscrit dans des installations sonores et visuelles, qu’elles contiennent des vidéos, des sculptures, du son, du texte, du dessin…

Mathilde s’intéresse aux transcriptions sonore-visuelles vers une matérialité du «silence» perçu d’un corps ou d’un environnement réunionnais, ainsi qu’au nouveau terme qu’elle invente pour mieux faire comprendre sa démarche artistique : la “persilence”. Selon elle, c’est un enjeu artistique, même un véritable défi d’accepter que le silence soit du son tout à fait audible mais non par les oreilles. Il ne dérange pas l’ouïe mais dérange les idées qu’on se fait du monde. La question de l’espace, du paysage, de la perception, de l’écoute, de la temporalité dans une pièce plastique est au cœur de son travail. 

Elle tente dans une recherche scientifique parallèle de saisir les enjeux des expériences de l’écoute et de la perception synesthétique des pratiques artistiques sonores jusqu’à aujourd’hui, de leur réception au sein d’un champ pluridisciplinaire, avant d’aborder la surdité comme une étude relative à l’art. 

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