Oeuvres

Vous pouvez ci-dessous prendre connaissances des images issues de l’inauguration de l’exposition contemporaine et de l’ensemble des œuvres présentes.

Les photos de LAURET Mathilde ne sont pas libres de droits, merci de demander une autorisation.


Photos non libres de droits, crédits : Flymovies.

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  • 26 septembre 2022
  • 1
Chapitre numéro 1,
couverture du livre gaufré, trois propositions toucher, deux dimensions, trois dimensions,
La Réunion, 2018

Chapitre numéro 1,
couverture du livre gaufré, trois propositions toucher, deux dimensions, trois dimensions,
La Réunion, 2018

Cette œuvre est l’une de mes premières créations sur la question de la perception sonore. Il se distingue sous plusieurs formes : livret, police de caractère, installation interactive…

La poésie sonore visuelle fut la première réflexion née dans ma démarche artistique autour de la perception sonore avant d’inclure la surdité. Je suis fascinée par les courbes, les rythmes et les reliefs qu’offre des vibrations, n’importe où qu’elles passent. Il y a une sonorité, une musicalité pour chaque chose qui se forme, une sensibilité que je recherche à traduire à travers divers médiums.

J’ai créé une typographie à partir d’ondes sinusoïdales de la prononciation française des lettres de l’alphabet. La typographie est une image, une métaphore et symbolise grossièrement les vibrations sonores. Avec une touche de fiction, chaque lettre de l’alphabet prononcée à la française écrit ses propres formes d’ondes, où on peut parfois retrouver des reliefs répétés. Comment réinventer une écriture sonore ?

Cette typographie, réinventée pour pouvoir être écrite, n’est pas prononçable. Elle s’observe, ses courbes créent un nouveau rythme de lecture. Elle invite à créer une sonorité à travers les pensées. Ainsi naît une réflexion sur le Silence, qui paraît être à la fois un concept et un processus mental réel.

L’œuvre a également été exposée lors de l’exposition DixFractions.

Aperçu sur la page de DixFractions : https://www.dixfractions.re/plan#alphabet-francais-des-ondes

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  • 30 novembre 2021

“En mémoire des silences” est une œuvre expérimentale pensée en 2018, dans le cadre d’un début du projet “Paysages sonores : voyage au cœur de l’île”, qui continue de progresser aujourd’hui. L’œuvre apporte un autre regard sensible, poétique et presque dramatique sur les situations sonores des paysages naturels de l’île de La Réunion, à travers des oreilles sourdes de l’artiste plasticienne Mathilde LAURET.

Régulièrement publié sur Instagram, “En mémoire des silences” veut sensibiliser le public au danger des bruits, que le vrai silence n’est pas celui qu’on pense. Chaque paire de dispositifs vibrants, ainsi que les tabourets sur lesquels nous pouvons nous assoir, propose d’écouter à travers le toucher des lieux calmes. Paradoxalement, les lieux naturels de La Réunion censés être calmes s’avèrent cacher des périodes sonores très bruyantes. Cette forme d’écoute pousse le spectateur à les trouver angoissants dû au fait que les sons paraissent très étouffés. Les vibrations transcrivent tous les bruits parasites perçus par l’artiste, bien que nous ne puissions pas les entendre directement par les oreilles. L’artiste invite également les spectateurs à voir les dispositifs comme des captures d’entités sonores parasites, qui naissent à travers les activités produites par l’homme (hélicoptère, cris…).

Un livret accompagne les dispositifs vibrants par des explications des lieux étudiés, des images des lieux et du parcours de l’artiste à la recherche du silence devenu rare. Le livret est exceptionnellement conçu pour l’exposition “Protocoles sensitifs“, organisé par les co-commissaires Brandon Gercara et Tatiaan Patchama, également artistes plasticien.ne.s.

Deux tableaux étranges accompagnent également l’œuvre. Le tout forme une installation interactive, qu’il faut observer comme un chercheur. Les tableaux sont également des œuvres distinctes, qui reflètent des îlots sonores fictifs et abstraits étudiés sur l’île de La Réunion, tels des cartographies. Bien qu’ils reprennent les reliefs des cirques ou du Piton de la Fournaise, les aplats reflètent surtout les lieux parcourus par l’artiste.

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  • 29 novembre 2021
  • 1

Avec 4 artistes, Stéphane Cise, Juliette Dennemont, Mathilde Lauret, Jayce Salez. Dans ce laboratoire artistique, les quatre créateur·trices — qui emploient les technologies du XXIe siècle — abordent les questions de la relation aux vivants, de la perception du silence, de la musicalité des corps ou encore de la cartographie de l’infiniment loin.

Un lieu, deux expos.
Une soirée vernissage riche.
Vendredi 8 octobre 2021, 18h.
Longère Sudel Fuma, Saint-Paul

“AVEC
Stéphane Cise, Juliette Dennemont, Mathilde Lauret, Jayce Salez
Il y a dans la notion de protocole la volonté d’une d’observation méthodique s’appuyant sur un ensemble de règles qui permettent de vérifier une hypothèse. Sensitif, pour sa part, est un adjectif qui qualifie cet état fragile et réceptif grâce auquel on identifie des impressions, des perceptions. Protocoles sensitifs est inspiré du comportement de la sensitive, Mimosa pudica, une plante que l’on qualifie de « timide » puisqu’elle se replie au moindre contact. Cette réaction, expliquée par la science, reste une expérience magique. Lorsqu’on touche une sensitive, elle réagit. Cette interaction avec une forme de vie autre qu’animale provoque sur l’instant l’impression d’une rencontre inattendue. Quatre artistes, Juliette Dennnemont, Stéphane Cise, Mathilde Lauret, Jayce Salez, se sont interrogé·es sur ces rencontres inattendues, sur ces interdépendances, ces comportements, ces modes de communication, ces échos. Qu’ils soient plante, galet, coucher de soleil, air, vibration, silence, eau, les éléments font partie du monde et chaque déplacement humain influe sur leur existence, et réciproquement. C’est ce que les artistes cherchent à dévoiler. Dans ce laboratoire artistique, les quatre créateur·trices — qui emploient les technologies du XXIe siècle — abordent les questions de la relation aux vivants, de la perception du silence, de la musicalité des corps ou encore de la cartographie de l’infiniment loin. Les quatre œuvres invitent à être partie prenante des actions qu’elles engagent. Dans ce labo, le numérique souvent perçu comme froid et neutre, devient la porte d’accès à des mondes invisibles, des points de contact avec d’autres univers, des immersions dans la poésie et l’imaginaire. Protocoles sensitifs, c’est un peu l’atelier des artistes où se déploie le processus de création, où l’on présente les protocoles des œuvres vérifiant que les artistes sont aussi des chercheur·ses. Leurs méthodes sont différentes, mais l’un·e comme l’autre explorent les mondes possibles. Quand la science observe et déduit, l’artiste perçoit et transpose.

Brandon Gercara et Tatiana Patchama
Chef·fes d’orchestre”
Texte du FRAC Réunion.

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  • 6 octobre 2021
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Suite à de nombreuses demandes de la part des visiteurs, médiateurs ou médiatrices, étudiant(e)s… Je décide de consacrer un article sur la série de dessins “Les ricanements de mon corps”, suivie “Quand je joue avec elle”. Les dessins ont tous été réalisés pendant le premier confinement en 2020, dans le contexte de la crise sanitaire liée au COVID-19.

Il est bien sûr possible de commander. Le bloc de commande de dessins se trouve juste après la galerie des images, en fin de cette page.

Les dessins en question – texte explicatif à la fin

Les ricanements de mon corps,
Dessins A4, stylo noir, crayon rouge et pastel rouge,
La Réunion, Mars à Avril 2020

En effet, j’ai voulu représenter les ondes, les contractions perçues dans l’air, comme si on écrasait l’air ambiant où tout circule Pour le spectateur, c’est en effet rendre visible et donner une idée visuelle aux spectateurs qui ne connaît pas ce monde ou bien n’en est pas conscient (vu qu’il utilise souvent les oreilles) La peau est une surface par laquelle une frontière peut advenir entre soi et l’autre, entre son corps et le monde. Le corps renvoie à une « caverne sonore » pour reprendre la métaphore d’Anzieu*

*Eloge du silence, Albin Michel, éditions Albin Michel, collection Espaces libres, 1986

Je développe une possibilité de présenter un monde silencieux comme un récit sous formes d’images. Plusieurs dessins vont composer leur propre série, puisqu’ils reprennent le même thème à chaque fois : une écoute des bruits que j’entends à travers mon corps chaque jour, puisque je suis sourde de naissance. Le silence absolu n’existe pas, comme appuyait fermement autrefois le compositeur John Cage. Tous ces dessins détiennent une histoire avec ses tristes facettes : ils ont tous été réalisés pendant Le premier confinement lors de la crise sanitaire 2020 autour du covid-19, c’est à dire du mois de Mars 2020 à Avril 2020. Le confinement a amplifié le silence. Mon corps vivait déjà dans un silence bruyant quotidiennement, mais le silence du confinement, au lieu d’être totalement thérapeuthique, a doublé la cacophonie chaotique des bruits du corps. Le confinement a mis le corps à nu, le rendant invisible, presque invisible à cause de la présence de nombreuses vibrations. Les lignes noires délimitent les parties de mon corps que je vois à peine. La circulation sanguine s’intensifie, le coeur est un tambour que le voisinage pourrait entendre de leurs propres oreilles, les articulations du corps grincent, craquent, les muscles gloussent à chaque mouvement. Le rouge est une couleur, qui à travers un protocole que j’avais élaboré, représente les sons graves mais qui semblent “parler” de manière ardue ou passionnée. Les dessins sont devenus un témoignage d’un silence perçu par le corps, qui est devenu violent et doux à la fois, perçu précisément à certains endroits du corps. Souhaitant faire une présentation poétique avec douceur, je finis également par dessiner la violence du silence, que le corps sourd a pourtant l’habitude d’endurer. Il est devenu une véritable caverne sonore. Ce semblant mélange d’artifices de nuisances sonores inaudibles que je vis pendant le confinement m’a rappelé l’oeuvre de John Cage 4’33”, ou encore l’installation artistique “Plight” de Joseph Bueuys en 1985, que j’ai eu la chance d’expérimenter au Centre Pompidou en 2016. Ce rappel m’a motivé à dessiner, un médium que je n’utilise pas souvent afin de donner une transcription visuelle.Chez “Plight”, des gros rouleaux de feutres absorbaient des bruits, en présence d’un piano qui vient accentuer un certain silence. La pièce était plongée dans un silence, mais multipliait des bruits atténués.

La question de l’écoute est au cœur de la pièce historique de John Cage, 4’33’’ datant des années 50. Pour John Cage, cette pièce n’est pas une provocation voulue mais le fruit d’une très longue réflexion. L’idée du silence est étroitement liée à sa vision du monde. Le silence permet L’expérience d’un certain absolu, c’est-à-dire de l’univers tel qu’il existe réellement.
Plus concrètement, la pièce est constituée des sons que révèle ce silence, c’est-à-dire le bruit des chaises qui grincent, les soupirs des spectateurs, et autres bruits sans importance. Son idée conceptualisée se rapproche du silence que je perçois : il y a toujours un bruit, sans rien entendre. C’est un tout autre univers dans lequel je vis.

Le bruit a aussi une capacité de laisser des empreintes comme tout être vivant le fait, sur L’environnement ou sur nos corps. Je tente de garder en mémoire, à travers une poésie graphique mais faussement violente, les passages de certaines formes de silences, des bruits différents que je perçois. Ces oeuvres, ou la série, représente(nt) une grande part de mon travail artistique où j’utilise l’expérience sonore qui sera transcrite graphiquement ou matérialisée. C’est une métaphore. Les ricanements (cf titre de la série en elle-même), c’est comme quand on glousse, tu vois quand tu ris, ta poitrine saute… Du coup ça tape sur des points précis. J’aurais pu appeler aussi les châtouillements, mais ce n’était pas assez fort comme mot. Je souhaitais faire une allusion à une moquerie, où il y a plein de petits rires qui envahissent (comme quand tu entends une foule rire, c’est un gros brouhaha finalement)

Quand je joue avec elle,
Dessins A4, stylo noir, crayon rouge et pastel rouge,
La Réunion, 2020

J’ai également eu des commandes sur le thème de cette série, que je posterais prochainement. Si vous souhaitez passer une commande, vous pouvez me contacter en précisant la taille souhaitée (A3, A4, A5, format raisin…).

Commander un dessin de la série “Les ricanements de mon corps”

Achetez un dessin original de la série sur du papier sans acide. Pour un même sujet choisi (bouche, jambes, yeux…), les positions du corps vont varier. Merci de me préciser le numéro d’ordre de l’achat et votre choix de sujet (ou choisir la position) par mail à mapile.contact@gmail.com

80,00 €

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